La crise migratoire à Sebta, où 72.000 migrants ont tenté d'entrer en Espagne, a provoqué des tensions entre Madrid et Rome. Le gouvernement espagnol a donné jusqu'au 9 août à l'Italie pour lever les contrôles renforcés sur les ressortissants espagnols, instaurés par Rome après l'afflux massif de migrants. En réponse, l'Espagne a instauré des contrôles temporaires aux frontières pour les voyageurs en provenance d'Italie, en vigueur jusqu'au 7 septembre. Ces contrôles, appliqués de manière aléatoire, concernent particulièrement les passagers de pays tiers. Les ministres espagnols de l'Intérieur, des Affaires étrangères, de la Défense et de la Justice comparaîtront devant le Congrès pour expliquer la situation. Madrid considère ces contrôles comme discriminatoires et contraires aux principes de libre circulation de l'UE.