Les 30 et 31 juillet, plus de 72 000 migrants ont franchi irrégulièrement la frontière vers Ceuta, provoquant une crise humanitaire. En réponse, le Maroc a promis de collaborer pour le retour des migrants en situation irrégulière, comme l'a confirmé le ministre des Affaires étrangères, Nasser Bourita, lors d'une rencontre avec son homologue espagnol le 24 septembre. L'Espagne prévoit une réforme législative pour accélérer les renvois, notamment pour les ressortissants de pays considérés comme sûrs, dont le Maroc. Le 27 septembre, le gouvernement espagnol a annoncé un décret-loi pour accélérer les procédures de retour des migrants. Des rapports militaires espagnols ont identifié 72 agents marocains à Ceuta, tandis que des vidéos montrent des soldats espagnols frappant des migrants entre fin août et mi-septembre.