La Banque africaine de développement (BAD) prévoit un ralentissement de la croissance économique marocaine, passant de 4,7 % en 2025 à 4,2 % en 2026, en raison de l'instabilité géopolitique au Moyen-Orient, de la hausse des prix des engrais et de l'énergie, ainsi que de la dépréciation du dirham. Les ménages marocains, déjà éprouvés par une inflation maîtrisée à 2,4 %, font face à une pression financière accrue, notamment à l'approche de l'Aïd et de la rentrée scolaire. Le marché de l'emploi reste également préoccupant, avec une création d'emplois insuffisante pour absorber le chômage croissant. Malgré ces défis, la consommation des ménages et les transferts des Marocains résidant à l'étranger soutiennent la demande intérieure, tandis que le secteur public continue de jouer un rôle clé dans l'investissement.